Українська та зарубіжна поезія

Вірші на українській мові



LE MYRTE

Parfois je te savais la terre, je buvais
Sur tes lèvres l’angoisse des fontaines
Quand elle sourd des pierres chaudes, et l’ete
Dominait haut la pierre heureuse et le buveur.
Parfois je te disais de myrte et nous brûlions
L’arbre de tous tes gestes tout un jour.
C’etaient de grands feux brefs de lumière vestale,
Ainsi je t’inventais parmi tes cheveux clairs.
Tout un grand ete nul avait seche nos rêves,
Rouille nos voix, accru nos corps, defait nos fers.
Parfois le lit tournait comme une barque libre
Qui gagne lentement le plus haut de la mer.


LE MYRTE - YVES BONNEFOY