GRANDE HAZANA! CON MUERTOS! - MARCELIN PLEYNET

1
L’arbre defait ses plis
et le noir de la nuit mange
les yeux d’une lune d’argile

Si la mort penètre ici dans le cours des eaux
la rivière est sans memoire vers l’eclat gele
de la nuit
image du livre sans feuille
où les terres s’assèchent
Là-bas où s’etonne encore l’herbe frileuse
2
Le feu que je nomme bleuit
comme les bois dejà couverts d’encre
Une campagne sans souffle
derrière l’aboi des sapins
accueille les dormeurs perdus
dans un songe de sang
Plus loin
comme une fumee
l’eau rêve sur la terre defaite

GRANDE HAZANA! CON MUERTOS!