Українська та зарубіжна поезія

Вірші на українській мові

COULEURS PLIÉES (extraits)

I
La voie de la ligne horizontale
prend naissance ici evidemment
dans le gris qui est un sans melange
car ici vide et plein s’y emmêlent
pourtant dree vers la verticale
la ligne aussi dès ici descend
suivant le poids qui nombre et la range
le signe qui la scelle et decèle
amincissant au pied la colonne
amenuisant en bas ce qui tombe
noircissant en vidant la couleur
foulant au fond ce qui claque et sonne
sans modeler de hanche ou de lombes
ecartant du geste la chaleur
II
Le bousier noir est bouffe vivant
un pan arrache par-dessus l’aile
tout un côte vivant et mange
de poux etoiles et de fourmis
à gauche courbe sur le dedans
le noir gonfle strie edncelle
l’aile pliee couverte et rangee
l’elytre ronde sous le vernis
le sombre assemble et le rond se courbe
cerne en blanc l’ovale du noir
le creux fait bloc sa frondère est vide
la bête fouille où elle s’embourbe
amassant tout au-dessus le soir
bougeant là l’antenne bifide
III
Devalant le noir par le noir
roulant le caillouds devant soi
abaissant même la dimension
au foyer le plus noirci du rond
pietinant le point où l’on peut boire
où l’on entre le chaud devient froid
pour franchir le cercle d’incision
ecouter le creux au creux du tronc
emportant la faim avec le son
couche sur la meule de brindille
ecoutant secher le craquement
evidant la mie avec le son
deballant la pieuvre qui fourmille
de branche et de bête sèche au-dedans
IV
Cercles chauds des bûches alignees
ronde au bord l’ecorce brûle rouge
le feu a frotte le vert bleui
le stère nu est multiplie
impair ou pair le jour est signe
l’air grandi le chaud s’allonge et bouge
noue le fibreux dans l’eau rouie
le cri est aplani et plie
c’est ici la ligne horizontale
la pointe est arrêtee, le repli
respire et remue sous la lourdeur
la chute libre le caillou s’etale
le poids se repand et s’etablit
soir leve le ventre la chaleur
V
Par bouffees froid et chaud dessinent
vert et dore sur les yeux fermes
l’essaim du son tournoie et descend
cesse même crible par le vert
le plus sombre ecrase à la mine
où la ligne a ete allumee
freine la couleur reprend le champ
retirant ce qui tranche et acère
ce qui avait fait monter la forme
coupait l’air collait la couleur
est retenu brasse et noue
pèse encore et lourdement deforme
laisse tomber buee ou chaleur
tourne même au demeurant troue

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COULEURS PLIÉES (extraits) - JEAN-PIERRE FAYE