Українська та зарубіжна поезія

Вірші на українській мові



PLUTON

On les appelle les îles de l’Archipel-qui-tousse. Res-
pirez, respirez de la mer peu profonde qui les afflige les
buees rances comme le chlore! On dit que ces eaux
recouvrent un empire qui condnuerait d’exhaler l’ha-
leine de ses morts. Regrets perdus! On ne sait, on ne
sait la couleur du ciel, ni celle du temps. Car tout est
detrempe, plus ou moins poitrinaire, arbres creux,
petales blêmes, longs vers livides aussi habiles dans les
branches qu’à fouir la tourbe gluante.
Le soir, qui ne revient qu’après sept lunes, pousse
dehors un brouillard encore plus malade. Il s’installe,
se suspend aux bronches. Surgit alors la nuit à peau de
raie, affreuse et qui s’etale. Mieux vaut partir. Pourtant,
elles sont douces au toucher, les Iles, même si elles ne
sont pas belles.


PLUTON - CLAUDE MICHEL CLUNY